20 Anecdotes Sur V (1983)

Des extra-terrestres à apparence humaine débarquent sur Terre en paix, avec des vaisseaux de 4 kilomètres de diamètre, et commencent à s’installer tranquillement auprès des humains à qui ils promettent des technologies incroyables juste en échange de flotte. Tout semble parfait mais certaines personnes ne croient pas à ces histoires et vont vite découvrir les intentions cachées de ces visiteurs.

20 Anecdotes Sur V (1983)

Des extra-terrestres à apparence humaine débarquent sur Terre en paix, avec des vaisseaux de 4 kilomètres de diamètre, et commencent à s’installer tranquillement auprès des humains à qui ils promettent des technologies incroyables juste en échange de flotte. Tout semble parfait mais certaines personnes ne croient pas à ces histoires et vont vite découvrir les intentions cachées de ces visiteurs.

Les Anecdotes De Tournage

  • L’intégralité de la série, qui a été remaniée en France, se compose à la base d’une première mini-série, V, qui date de 1983, composée de 2 épisodes, suivie d’une autre mini-série, V : La Bataille Finale (1984) en 3 parties et enfin la série, V, aussi sortie en 1984, qui compte 19 épisodes. En France, les épisodes des mini-séries sont soit diffusés en épisodes de 45 min, soit en téléfilms avec un montage différent et raccourci.
  • Pour l’époque, la première mini-série a été une des plus chères de l’histoire de la télé américaine avec un budget de 8 millions de dollars, qui a finalement explosé à 13 millions.
  • Marc Singer (Mike Donovan) a été casté seulement 3 jours avant le début du tournage et Jane Badler, qui jouait la stoïque Diana, seulement 1 mois après le début. Comme elle n’apparaissait pas dans beaucoup de scènes au début, ils ont commencé sans avoir personne pour le rôle.
  • Dominique Dunne, jeune actrice prometteuse qui devait jouer le rôle de Robin Maxwell, a été tuée, en 1982, par son ex petit-ami, chez elle, en pleine répétition avec David Packer pour leurs rôles dans V. L’ex (qui s’était fait lourder le jour même) est arrivé chez Dunne et l’a étranglée jusqu’à la plonger dans le coma. Elle est morte 5 jours plus tard. Il a été condamné à  6 ans de prison et en a fait seulement 2 et demi. Quelques temps avant, Dunne avait joué le rôle d’une adolescente battue dans Hill street blues et n’avait pas eu besoin de maquillage, elle portait les traces des coups de son petit-ami.
  • Robert Englund qui jouait le gentil lézard Willie est aussi l’acteur qui jouait Freddy dans la (très prolifique) franchise Les griffes de la nuit.
    Robert Englund dans les rôles de Freddy dans les Griffes de la nuit et Willie de la série V

    Les lunettes de joues marchaient encore super bien à cette époque-là (via FantascienzaItalia.com)

  • Les effets spéciaux coûtaient très cher, surtout à cette époque, et parmi eux, ceux des pistolets lasers, qui plombaient le budget à 1000 € pour chaque tir. Pour limiter la casse, il a été décidé de munir la résistance d’armes normales.
  • À la base, l’histoire devait dépeindre une simple montée d’un état totalitaire aux États-Unis, mais NBC cherchait à surfer sur la vague de films comme Star Wars et a demandé de la science-fiction.
  • L’uniforme brun de Daniel Bernstein est une référence aux SA, l’organisation paramilitaire, qui a aidé Hitler à accéder au pouvoir, et qui ont été surnommés les « chemises brunes ».
  • Après la première mini-série, le créateur Kenneth Johnson a quitté le projet, parce qu’il n’était pas d’accord avec les choix créatifs. Sa contribution est quand même créditée sous le pseudo Lilian Weezer.
  • Quelques morceaux de musiques composés par Dennis McCarthy ont été utilisés ensuite dans Star Trek : Next Generation.
Les Nazis Comme Source D’Inspiration

L’histoire de V s’inspire clairement des exactions des Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale et de la Résistance qui s’ensuivit. Le premier épisode commence d’ailleurs par « Ce film est respectueusement dédié à l’héroïsme des résistants passés, présents et à venir », écrit sur fond noir. La propagande (les affiches, les messages télé) et l’emblème des Visiteurs, qui ressemble très fortement à une croix gammée; les jeunes humains embrigadés, la traque et le confinement d’un type de personnes en particulier (les scientifiques qui seraient probablement les premiers à découvrir la vraie nature des Visiteurs) sont autant de références au nazisme.

Kenneth Johnson a déclaré que l’histoire était inspirée du roman It Can’t Happen Here (qui date de 1935 et qui a connu un regain d’intérêt aux États-Unis après l’élection de Trump), de Sinclair Lewis.

Le titre de la série, et les V tagués sur les affiches de propagande des Visiteurs, sont directement inspirés d’un événement réel, La Campagne des V, une opération lancée par Victor de Laveleye, ministre belge, depuis Londres, où il était réfugié. Il a appelé les belges francophones et néerlandophones à utiliser le signe de ralliement V (pour Victoire en français, Vrijheid, soit liberté en néerlandais et donc Victory dans la série), à placarder partout pour faire comprendre à l’ennemi qu’on l’attendait au tournant. L’opération s’est répandue dans toute l’Europe. Dans la série, la même musique est utilisée que celle qui a été élaborée pendant la guerre avec une interprétation de la lettre V en Morse et la Symphonie N°5 de Beethoven, comme hymne pour la libération.

Avant que la série ne soit diffusée, une campagne de pub avec des affiches de propagande des Visiteurs (« The Visitors Are Our Friends« ), a été lancée dans les métros américains, et quelques temps plus tard les affiches ont été tagués avec des énormes V, tout comme dans la série.

  • Les portes coulissantes dans les vaisseaux étaient ouvertes manuellement par des techniciens, à l’aide de cordes et de câbles (coucou Star Trek).
  • Le premier lézard qui se fait arracher la peau (par Mike Donovan) avait, en plus du maquillage, une fausse langue de lézard dans la bouche, actionnée à distance par Kenneth Johnson.
  • Les vaisseaux construits à taille réelle étaient modulables et pouvaient être différents selon les besoins, ce qui gagnait beaucoup de temps et d’argent.
  • Robert Englund s’est blessé pendant le tournage d’une scène à l’arrière d’un van. Les acteurs étaient brinqueballés dans tous les sens, quand la porte arrière s’est ouverte et Englund a été ejecté et s’est ouvert le front. Michael Ironside (Ham Tyler), qui a lui-même une sacrée cicatrice sur le visage, l’a emmené direct chez un chirurgien esthétique qui lui a donné des anti-douleurs et du whisky (c’était le chirurgien qui s’occupait de Michael Jackson, ça explique peut-être) et lui a fait 37 points de suture dont il n’a pas gardé de traces.
  • Les journalistes Howard K. Smith et Clete Roberts étaient, en fait, de vrais journalistes, et des figures très connues aux États-Unis.
  • Le personnage de Julie Parish est inspiré d’une infirmière française qui a rejoint la Résistance à l’âge de 18 ans.
  • Jeff Yagher, qui jouait Kyle Bates est le frère de Kevin Yagher qui a créé les maquillages pour Robert Englund pour son rôle de Freddy Krueger.
  • Faye Grant, qui jouait Julie Parish, était mariée à Stephen Collins, qui jouait le révérend Camden dans 7 à la maison. Ils ont divorcé après qu’une cassette audio de Collins parlant à son thérapeute d’abus sexuels sur 3 mineures a fuité dans les médias.
  • La série finit par un cliffhanger parce que la série a été annulée sans préavis et le tout dernier épisode (le 20ème de la série) qui était prêt à être tourné ne l’a jamais été.