Les Débuts De La Télé En France (et un peu ailleurs)

En 1926 il s’est passé plein de trucs : la découverte d’un sérum contre le tétanos, la naissance de Valéry Giscard d’Estaing et de Paul Bocuse, Gertrude Ederle, une jeune américaine de 19 ans est la première femme à traverser la Manche à la nage, le fascisme est adopté en Italie, mais surtout c’est l’année de naissance de la télévision. L’écossais John Baird fait cette année-là une première démonstration de cette chose fascinante (même si, en France, elle va être méprisée par les « puissants » et les gens de radio pendant quelques années) en transmettant une image d’une pièce à une autre. Retour sur les débuts de la petite lucarne qui est devenue un mur d’images.

Les Débuts De La Télé En France (et un peu ailleurs)

En 1926 il s’est passé plein de trucs : la découverte d’un sérum contre le tétanos, la naissance de Valéry Giscard d’Estaing et de Paul Bocuse, Gertrude Ederle, une jeune américaine de 19 ans est la première femme à traverser la Manche à la nage, le fascisme est adopté en Italie, mais surtout c’est l’année de naissance de la télévision. L’écossais John Baird fait cette année-là une première démonstration de cette chose fascinante (même si, en France, elle va être méprisée par les « puissants » et les gens de radio pendant quelques années) en transmettant une image d’une pièce à une autre. Retour sur les débuts de la petite lucarne qui est devenue un mur d’images.

1935 : La Télé Démarre En France, l’Angleterre Loin Devant

Début de l’exploitation de la télé en France en 1935, avec un studio installé au ministère des Postes. C’est Georges Mandel, ministre des PTT qui inaugure le service (la première démonstration publique en France avait eu lieu en 1931).

Première télé commerciale distribuée par Telefunken

Une des premières télés commerciales, qui pesait un âne mort, distribuées par Telefunken (via Earlytelevision.org)

Avant ça, en 1930, la BBC avait déjà diffusé la première dramatique anglaise, The man with the flower in his mouth. L’Angleterre a une avance considérable sur les autres pays, à la fin des années 30, il y a environ 20 000 postes de télé dans Londres et sa région et seulement 300 en France. Ca peut s’expliquer par le fait qu’en Angleterre, on louait sa télé, alors qu’en France il fallait l’acheter et ça coûtait 4 bras pour le consommateur moyen. Mais, en 1939, la Seconde Guerre Mondiale arrête les programmes.

 

1939 : La Tour Eiffel Passe Sous Contrôle Militaire

La Tour Eiffel, qui sert d’antenne émettrice  depuis le début en 1935,  passe sous contrôle militaire en 1939, et manque d’être privée de son émetteur en 1941, des officiers allemands voulant le récupérer (pour refiler les matériaux à Telefunken). Mais un responsable allemand réussi à le conserver et, à partir de 1942 fait diffuser des émissions pour les troupes allemandes qui occupent Paris (l’émetteur servira aussi à brouiller les liaisons des avions ennemis).

Un Allemand À Paris

C’est Kurt Hinzmann, officier allemand, déjà responsable des programmes télé à Berlin, qui a réussi à conserver l’émetteur en place, en proposant des programmes à destination principalement des soldats allemands blessés. Hinzmann n’adhérait pas du tout au régime nazi et était francophile dans l’âme. Après avoir réquisitionné plusieurs locaux, dont un music-hall, il fait construire les mythiques studios Cognacq-Jay (du nom de la rue), qui seront le théâtre de pas mal d’innovations, et lance la Fernsehsender (chaine télé) Paris.

Hinzmann aidera aussi beaucoup de personnes, juives ou pas. Il a entre autres signé des certificats de complaisance pour empêcher des hommes d’aller au STO, employé des prisonniers évadés et fait sortir des prisonniers des camps (il y avait très peu de techniciens à cette époque qui s’y connaissaient dans le domaine de la télévision). Cognacq-Jay était la planque parfaite et certains s’en servirent pour participer à la Résistance. Aussi, Jean-Michel Smet, père de Johnny Hallyday y a travaillé.

Pendant Ce Temps-Là, En Allemagne

Avant ça, l’Allemagne avait fait ses premières démonstrations de la télé en 1928, au salon de la radio de Berlin et avait mené plusieurs expérimentations concluantes, même si avec l’arrivée d’Hitler en 1933, la télé est restée un peu en marge, le ministère de la propagande misant tout sur la radio. En 1935 (les particuliers n’ont pas eu le droit de posséder une télé avant 1939), l’Allemagne est quand même le premier pays au monde à lancer un programme régulier, quelques mois avant l’Angleterre.

En 1936, les Jeux Olympiques d’été à Berlin sont diffusés en direct grâce à une caméra Telefunken (surnommée « canon à électrons ») et le caméraman était celui qui, 20 ans plus tard inventera le système PAL.

Défilé des troupes et athlètes allemands pendant les J.O. de 1936

Quand des militaires défilent aux Jeux Olympiques, on sait que l’ambiance va être à la cool (via MakeAGif.com)

À Paris, la chaîne sous contrôle de la Gestapo émettra de 1943 à 1944. Hinzmann refusera de dynamiter les émetteurs et après avoir fui la Gestapo revient à Paris en 1946, où il séjournera jusqu’en 1950.

 

1949 : Premier Journal Télévisé En France Et Naissance De La RTF

Le premier journal est sans présentateur (le premier homme-tronc arrivera en 1954), avec des images muettes commentées en voix-off, les premières caméras, en plus de peser 3 ânes morts n’enregistraient pas encore le son (la première caméra sonore arrivera en 52). Le journal télé a très peu de moyens parce que personne n’y croit, sauf ceux qui le font, et il y a déjà la radio et les actualités cinématographiques. L’info télé se fait surtout en studio et avec des images d’actu récupérées et montées, (on se servait aussi d’images tournées avec des caméras amateur) mais la plupart sont plus récentes que celles du ciné. Le journal télé va s’imposer avec des reportages en extérieur, un journalisme de proximité, qui laisse s’exprimer les gens. C’est aussi l’année des premières speakerines, avec Jacqueline Joubert, qui a eu le poste suite à une annonce dans le journal.

Jacqueline Joubert près d'une caméra de l'époque

À cette époque, il y avait jusqu’à 3 pannes par jour et les pauvres speakerines devaient faire patienter les gens en freestyle (via whosdatewho.com)

Un peu avant ça, en 1947, c’est la première apparition de Pierre « Magic » Tchernia (qui, en 1965, au Salon des arts ménagers a quand même dit que l’outil le plus parfait était une femme et conseillé aux hommes d’en acheter une) et première arrivée du Tour de France en direct.

En 1948, l’arrivée du Tour de France est retransmise en direct, c’est une première en extérieur pour la télé française.
La redevance télé est créée cette même année, acheter une télé est équivalent à 7 mois de salaire pour un ouvrier. La Radiodiffusion Française laisse la place à la Radiodiffusion-Télévision Française, la RTF.

Les Joies Du Direct

Avant l’arrivée du magnétoscope professionnel, au tout début des années 60, tout était diffusé en direct, même les dramatiques (qui seront très présentes pendant les années 50). Les répétitions duraient environ 1 mois sans décors mais avec des marques au sol, puis répétition avec les éléments du décor et les caméras. Lors de la diffusion la scripte devait dire, à la seconde près, quoi faire à chaque caméraman, quel plan, quel cadre, dans quel ordre. Les diffusions étaient toujours difficiles, souvent sujettes à incidents et diffusées le mardi soir, jour de relâche des théâtres.

En plus, les premières caméras, qui étaient en noir et blanc, et avec une définition très basse n’étaient pas très sensibles, ne captaient pas grand chose, il fallait alors des éclairages excessivement forts pour faire ressortir les lignes, la chaleur était épouvantable, les maquillages coulaient, dans les orchestres certains violonistes avaient leurs cordes qui sautaient sous l’effet de la chaleur.

1953 : Début d’Un Réseau National Et Événement Planétaire

À la fin de l’année 53, un plan pour développer un réseau d’émetteurs sur tout le territoire est lancé (au début, seules Paris et sa région sont couvertes). Le premier émetteur relais avait été posé à Lille, en 1951, où les ventes de téléviseurs seront plus fortes qu’en région parisienne, les bourgeois et intellectuels parisiens méprisant la télé. Le réseau, au niveau national se développe lentement, il faut attendre la fin des années 50 pour que 70% du territoire soit couvert. Mais l’achat de téléviseurs reste faible, seulement 10% en 1959; la télé, qui coûte toujours 1 bras et demi est regardée collectivement.

1953 est aussi l’année du couronnement de la reine Elisabeth II, vu par des millions de téléspectateurs (il y avait peu de postes dans le monde mais les gens se réunissaient devant pour regarder les grands événements, les films, le sport). L’Angleterre et la France seront les seuls pays à retransmettre la cérémonie en direct (en 1952 avait eu lieu la première liaison en direct Paris-Londres, qui ouvrira la voie à l’Eurovision) mais il sera le premier à être retransmis dans le monde entier.

Couronnement de la Reine Elisabeth II en 1953

20 caméras rien que dans l’abbaye de Westminster (via Clionautes.org)

1958 : De Gaulle Arrive Au Pouvoir, Le Contrôle De l’État Sur La Télé Se Renforce

Depuis le début, la télé, en France, est sous l’égide de l’État, c’est un service public (avec une seule chaîne, pas de concurrence, pas de mesure d’audience) d’abord dépendante du ministère des PTT, qui est ensuite mise sous la direction du ministère de l’information (qui s’appelait avant ministère de la propagande tout de même). Même si en 1959 la RTF devient un organisme public, industriel et commercial avec un budget autonome, il reste sous contrôle de l’État, le directeur général est nommé en conseil des ministres.

Quand De Gaulle arrive au pouvoir, c’est là où on place la véritable entrée de la télé en politique (méprisée jusqu’ici par les politiques). Il y fait beaucoup de (bonnes) allocutions et l’opposition de son côté n’a pas accès aux émissions télé, empêchée par le gouvernement (De Gaulle a la télé, l’opposition a la presse). Les questions aux membres du gouvernement sont préparées à l’avance, des journalistes qui reçoivent des opposants au régime se font virer sur le champ, le journal télé est placé sous « haute surveillance » et la direction de l’info est confiée à des proches du gouvernement (plusieurs journalistes sont virés ou démissionnent). Les conflits sociaux ne sont pas montrés, la guerre d’Algérie n’est traitée que du côté officiel et Mai 68 ne sera pas traité en images, les journalistes ayant l’interdiction d’aller faire des reportages, ce qui mènera à une grève générale et un grand nettoyage de la part du gouvernement à la fin du conflit.

Tous les jours, des membres du  SLII (Service des Liaisons Interministérielles pour l’Information, créé en 1963 par Alain Peyrefitte, alors ministre de l’information) contrôlaient ce qui allait être diffusé dans le journal, en se faisant remettre les conducteurs et en visionnant les émissions avant leur diffusion. À la fin des années 50, le président du conseil des ministres, Guy Mollet, avait téléphoné à Jean D’Arcy directeur des programmes de la RTF, pour lui « rappeler » que le journal télé ne devait pas refléter une opinion qui n’était pas celle du gouvernement.

Pendant Ce Temps-Là En Espagne Et En Italie

En Espagne, la télé publique démarre en 1956 avec la chaîne TVE. Le régime de Franco n’a pas aidé à faire les choses rapidement et exerce un contrôle serré et écrasant sur les programmes. L’information est dirigée par le pouvoir en place, aucune opposition n’est présente, mais la censure est bien là. La télé est aussi un bon moyen de soutenir les valeurs du régime (avec son parti unique) et l’église catholique.
En 1966, une deuxième chaîne, la TVE, voit le jour, et la redevance télé cesse. La TVE se finançait exclusivement par la pub, de façon totalement incontrôlée, ce qui fit qu’à la fin des années 60 les téléspectateurs (et la presse) étaient complètement saoulés et TVE dut baisser le nombre de ses spots de 56000 environ à 36000 l’année d’après.

En Italie, la télé arrive aussi assez tard, en 1954, avec la RAI. Après la Seconde Guerre Mondiale, le pays est fortement américanisé en raison de l’AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories), forces d’occupation américaines des pays vaincus (qui essaieront la même chose en France, pourtant pays allié mais le projet échouera). La télé italienne, contrôlée aussi par l’État, va donc être fortement imprégnée de la culture télévisuelle américaine et aussi d’une forte prédominance catholique. Contrairement à d’autres pays européens, l’Italie va considérer tout de suite la télévision comme quelque chose de majeur et délaisser les autres produits culturels, aidée par son gouvernement qui vanta les qualités pédagogiques de la télé, surtout pour que la population « bénéficie » collectivement de ses « bienfaits »(et de ses bimbos à moitié à poil omniprésentes).

Et Les Américains?

Le territoire américain a été très peu touché par la Seconde Guerre Mondiale, alors que l’Europe a été ravagée. Les Américains vont pouvoir tranquillement, dès le milieu des années 40, se servir des nouvelles avancées technologiques pour développer leur réseau télé, leurs appareils et ils se serviront aussi de leurs décors de studios de cinéma pour tourner les premières séries à la chaîne (qui seront en très grande majorité des westerns, ils avaient tout sous la main pour ça).

1967 : La Télé Passe À La Couleur

En 1964, la RTF devenue ORTF (O pour Office) a accueilli une deuxième chaîne et la télé est passée à la couleur, ce qui suppose de remplacer sa télé existante alors que la précédente avait déjà coûté un bras. Tout le matériel professionnel devait aussi être changé, ce qui a engendré des frais énormes.

Premières télé couleurs aux USA

C’est toujours aussi encombrant, l’écran est toujours aussi petit mais c’est en couleur, hiiiiiiiiii (via Radio Piffret)

Dans les années 60, les stations en régions se développent, chacune doit avoir ses actualités, son journal (même si souvent les dirigeants et/ou journalistes en régions sont parachutés de Paris et sont des proches du pouvoir en place).

 

1968 : Première Pub Mais Pas De Télé Pour Les Manifs De Mai 68

Les débuts de la télévision sont assez difficiles financièrement, la gestion est mauvaise, c’est un gouffre. La question de la publicité à la télé est longuement débattue au parlement et surtout oppose deux groupes puissants, le lobby des publicitaires qui veulent bien entendu passer leurs pubs à la télé (avec de bons arguments, comme l’utilisation des recettes pour développer les infrastructures) et, en face, la presse écrite qui ne veut pas voir ses recettes publicitaires diminuer si une partie part à la télé (se rajoutent les PME qui savent que seules les grandes marques pourront se payer des spots télé).

La Régie française de publicité est donc créée (la France est le dernier des grands pays industrialisés à autoriser la pub à la télé) et la première pub est une pub Boursin qui dure 30 secondes, suivies par d’autres, sur une coupure pub totale de 2 minutes. Au début, les pubs ne sont que pour la première chaîne et tous les produits ne sont pas autorisés. Par exemple, l’alcool, les produits immobiliers, le tabac, la grande distribution, l’automobile et les produits de beauté ne seront autorisés qu’à partir de 1969.

La même année, les manifs de Mai 68 ne sont pas couvertes par les journaux télé, censurés par le gouvernement (Alain Peyrefitte, ancien ministre de l’information et ministre de l’éducation pendant les manifs viendra même en plateau pour minimiser les faits). Les journalistes se mettent en grève pour faire cesser la censure. Beaucoup seront ensuite virés ou mutés pour être remplacés par des proches du pouvoir (ou des plus flexibles).

1974 : L’ORTF Éclate

Cette année-là, c’est le premier ministre de l’époque, Jacques Chirac, qui annonce l’éclatement de l’ORTF en 7 entités distinctes. D’abord, les 3 chaînes, futures TF1, Antenne 2 et FR3, qui entrent alors en concurrence, mais aussi la société Radio France, le TDF (établissement public de diffusion), la SFP (société de production lourde) et enfin l’INA (chargée de conserver les archives nationales).

Ça ne change pas trop, par contre, du côté des pressions exercées sur les chaînes : Giscard alors au pouvoir a fait nommer les présidents (de sociétés publiques) par le gouvernement et certains cabinets ministériels n’hésitaient pas à faire pression dans la constitution des équipes notamment (encore et toujours) au niveau des infos (l’éclatement de l’ORTF a d’ailleurs été un moyen pratique pour le pouvoir en place de virer certains journalistes ou syndicalistes qui ne rentraient pas dans les clous…)

Point Sport

Ça paraît incroyable aujourd’hui mais, au début, en gros des années 40 à la fin des années 70, le sport à la télé était méprisé, c’était un bouche-trou qui ne pouvait pas arriver à la cheville des fictions ou des pièces de théâtre, les dirigeants de la RTF pensaient que les retransmissions sportives s’adressaient à des bas du front, des « êtres primaires ».

De leur côté, les responsables des fédérations sportives voyaient d’un mauvais œil la télé qui allait, selon eux, vider les stades. En 1950, les autorités du football refusent l’entrée à la télé pour la finale de la Coupe de France au Parc des Princes. En 1960, la FFF interdit la retransmission de France/Chili.

Ça n’empêche pas la télé de couvrir dès 1948 la première arrivée du Tour de France et en 1950 à envoyer des reporters à moto qui couvriront la course de l’intérieur du peloton, ce que les actualités cinématographiques ne savaient pas faire. Et des années 20 aux années 70, le catch a été très populaire en France, et a occupé une bonne place à la télévision.

Un match de catch à la télé française

Si l’arbitre s’y met aussi, ça va commencer à être le bordel (via FranceInter.fr)

Sport-Dimanche est la plus vieille émission télé consacrée aux sports. Robert Chapatte et Thierry Roland avaient été recrutés en Italie, pendant la couverture des J.O. de Rome en 1960. Stade 2 et Téléfoot verront le jour en 1976.

Les Années 80

C’est la décennie qui a vu pas mal de choses évoluer, avec la démocratisation de la télécommande (qui existait depuis les années 60 mais s’est développée en même temps que le nombre de chaînes), le magnétoscope (Philips, 1975) qui pesait 153 kilos et coûtait un rein, un bras et un oeil (tout ça pour enregistrer moins d’une heure de programme). Rajoutons la naissance de Canal + (1984), La Cinq en 1986, qui nous inondera de séries américaines (et qui décédera en direct en 1992), et TV6, future M6 en 1986. TF1 avait vu le jour en 1975 et sera privatisée en 1986. FR2 et FR3 arriveront en 1992 (1994 pour FR5). Naissance aussi de Médiamétrie en 1985. 

Vers l’Infini Et Au-Delà

Avec l’arrivée de la TNT en 2005 et la démultiplication des chaînes, avec des programmes aux sujets de plus en plus vastes et en même temps de plus en plus spécialisés, la télé continue sa route vaillamment, même si ça fait maintenant des dizaines d’années qu’internet aurait dû la tuer.

 

Sources
  • La grande aventure du petit écran, BDIC, éditions La découverte/Sodis