Glossaire

Il est temps d’enrichir son vocabulaire et ça tombe bien, l’univers des séries regorge de termes ultra glamour et intrigants comme Deficit financing, SWEEP ou Upfront (les 3 placés dans une même phrase et c’est la gloire dans votre quartier)

Glossaire

Il est temps d’enrichir son vocabulaire et ça tombe bien, l’univers des séries regorge de termes ultra glamour et intrigants comme Deficit financing, SWEEP ou Upfront (les 3 placés dans une même phrase et c’est la gloire dans votre quartier)

A

Act : Aux États-Unis, les épisodes de séries sont découpés en actes, qui sont rythmés par les (nombreuses) coupures pub. Chaque acte a une sorte de mini cliffhanger à la fin, juste avant la coupure pub, pour garder le téléspectateur devant la télé. Les scénarios sont écrits spécifiquement par rapport aux act break. Les actes sont généralement plus longs au début pour accrocher les téléspéctateurs.

Act Break : Pauses pubs présentes dans un épisode, appelées de la sorte car les épisodes sont découpés en actes. Les act break sont généralement signalés par un fondu au noir de quelques secondes sauf, par exemple avec Arrested Development où le fondu est blanc.

Affiliate : Chaines de télévision locales, dispersées sur tout le territoire américain et qui sont affiliées à un des grands Networks (CBS, NBC, ABC, FOX et The CW), qui sont les grands réseaux nationaux qui fabriquent les programmes diffusés (séries, jeux, etc.) et les vendent à ces chaînes de télé affiliées.

Arc Narratif : Histoire au sein de la série qui va se développer sur une période donnée, allant de plusieurs épisodes à plusieurs saisons. C’est un mode de narration qui a émergé dans les années 80 aux États-Unis et qui permet des scénarios plus poussés, approfondis et favorise la fidélisation des téléspectateurs (ne jamais perdre de vue l’essentiel).

Anthologie : Série qui a un thème précis (policier, science-fiction, etc.) mais qui n’a pas de personnage principal. Les épisodes sont indépendants les uns des autres, ainsi que les histoires. L’exemple le plus connu est La quatrième dimension (qui avait tout de même un personnage récurrent en la personne de Rod Serling, qui présentait chaque épisode et qui était également créateur de la série).

Rod Serling, qui présente La quatrième dimension

Brrrrrr, rien que ce mur fait peur (via Giphy.com)

 

B

Bible : Un des premiers documents à être rédigés à la conception d’une série, la bible reprend tous les éléments concernant les personnages, les évolutions, la trame, etc. Elle est très utile quand plusieurs scénaristes sont à l’écriture (ce qui est très courant aux États-Unis et beaucoup plus rare en France).

Binge Watching : Plus sain pour les neurones que le binge drinking (sauf si vous vous tapez une rétrospective de Sous le soleil bien sûr), le binge watching consiste à visionner un nombre certain d’épisodes à la suite.

Biopic : Terme qui s’applique aux mini-séries, téléfilms et cinéma, le biopic retrace la vie d’une personnalité connue (ou inconnue mais qui, du coup, va le devenir).

Bottle Episode : Épisode qui utilise peu de décors, peu de personnages, peu d’effets spéciaux. Sert souvent, comme le clip-show, à réaliser un épisode qui ne coûte pas cher par manque de budget (ou pour le réserver pour un autre épisode plus important), même si certaines séries ont des bottle episodes par choix comme l’épisode Faim cruelle (2X06) de Seinfeld, qui a vraiment lancé la série. Après l’épisode Celui qui a du mal à se préparer (3X02) de Friends, il a été décidé de faire un bottle episode chaque saison. Garde à vue (5X14) de Brooklyn Nine-Nine est considéré comme un des meilleurs de la série.

Buddy Serie : Série de potes. Le plus souvent pas plus de 2, ils ne sont pas pareils mais travaillent quand même super bien ensemble (ils sont très souvent policiers) et s’envoient des vannes à longueur d’épisodes. Les plus connus des exemples de ces amitiés indéboulonnables sont Deux flics à Miami et Starsky et Hutch.

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C

Catering : Grand buffet mis à disposition des équipes de tournages et des acteurs/actrices pendant les tournages, même en extérieur, pour palier les coups de pompe. Les journées sont très, très longues. Les tournages commencent souvent dès le levé du jour et ne s’arrêtent qu’à la nuit.

Cliffhanger : Technique scénaristique qui consiste à finir un épisode en plein milieu d’une action trépidante, d’un moment de suspense intense, pour faire revenir l’audience au prochain épisode. Ce schéma narratif est assez ancien, même en France avec des cliffhanger dans Rouletabille. Un des plus connus est probablement quand J.R  dans Dallas se fait tirer dessus à la fin de la deuxième saison. Les Américains seront sur les dents pendant des mois en attendant le début de la troisième saison et la révélation de l’identité de l’assaillant. Beaucoup d’épisodes de séries ont des mini-cliffhangers à l’intérieur des épisodes, avant la coupure pubTout est bon pour garder les téléspectateurs devant la télé.

Climax : Littéralement apogée, point culminant. Moment dans une série où la tension atteint son comble (juste avant une coupure pub, c’est bien pour s’assurer du retour des téléspectateurs). Dans un soap, se traduit souvent par un gros plan sur un visage qui vient de se tourner vers la caméra pour annoncer une horreur (« ta sœur est en fait ton demi-frère par alliance avec le cousin de notre gouvernante guatémaltèque »). Dans Derrick, ne se traduit pas.

Une actrice de telenovela très surprise

Actor Studio (via GifImagesDownload.com)

Clip-Show : Épisode constitué en grande partie d’extraits d’épisodes précédents avec souvent une intrigue servant d’excuse à l’utilisation desdits extraits. Le clip-show est la plupart du temps utilisé pour faire des économies sur le budget de la saison ou pour palier à l’absence d’un des personnages principaux.

Convention : Réunion de fans autour d’une ou de plusieurs séries avec des interprètes de la série présents (et parfois d’autres membres de l’équipe) pour répondre aux questions des fans et poser pour des photos. Plus la série est récente et populaire, plus vous devrez craquer votre P.E.L pour en faire une. La plus connue et qui se déroule chaque année aux États-Unis est la Comic Con, à San Diego depuis les années 70 (et qui à la base récompensait seulement les B.D.). La première convention de fans a été organisée pour Star Trek. C’est le milieu de la science-fiction et de la fantasy qui est le plus susceptible de donner des conventions, avec des fans très impliqués et fidèles, et un univers souvent riche à exploiter.

Cross-Over : Procédé qui consiste à faire se rencontrer deux séries dans un même épisode (ou deux, l’histoire commence dans une série et finit dans l’autre). Comme Le caméléon et Profiler qui ont eu deux cross-over. Cette technique est souvent utilisée pour attirer le téléspectateur vers une série moins connue, ou pas trop regardée, grâce à l’audience d’une série à succès. Elle peut également être utilisée pour présenter des personnages d’une série lancée prochainement (Jake Hanson dans Beverly hills pour lancer Melrose place par exemple). Un des cross-over les plus improbables est sans doute celui entre Magnum et Arabesque , ou celui entre Bones et Sleepy Hollow. En France on peut noter l’épisode 88 de Joséphine, ange gardien, où l’on assiste à un cross-over avec Camping paradis.
En France, c’est assez compliqué de profiter pleinement d’un cross-over, les séries concernées étant souvent diffusées par des chaînes différentes (et dans un désordre de niveau olympique). 

Cross Boarding : Pour gagner du temps, les équipes tournent les scènes de plusieurs épisodes en même temps sur le même lieu de tournage. Il s’agit de se préoccuper en premier du lieu de tournage et pas de la chronologie des épisodes. Cette pratique est souvent utilisée en France car plus économique, mais pas vraiment aux USA, où plusieurs réalisateurs s’occupent de différents épisodes en même temps. Si certains personnages de séries françaises ont l’air d’avoir l’évolution émotionnelle d’une palourde trop cuite, ça peut être dû à cette pratique. Horatio Caine n’étant pas français, il n’est PAS concerné par cette affirmation. 

D

Deficit Financing : L’argent est le nerf de la guerre pour une série et son financement aux États-Unis est appelé deficit financing parce que la boîte qui produit une série ne rentre même pas dans ses frais en la vendant à une chaîne. Si, par exemple, un épisode coûte 1 million de dollars, payés par la production, seuls 800 000 $ seront couverts. Pour rester rentable et faire des bénéfices, les boites de productions gardent tous les droits sur la revente de la série sur d’autres chaines (après la première diffusion), les ventes à l’international, les DVD, les produits dérivés, etc.

Drama : Série dont les épisodes durent environ une heure et sont diffusés le soir (prime-time ou deuxième partie de soirée). Un drama peut être une série policière, une série sentimentale, d’aventures, d’action, etc. C’est le format qui détermine ce nom, pas le contenu.

Dramedy : Terme assez récent qui concerne les séries qui mélangent de l’humour avec des thèmes assez graves. BoJack Horseman par exemple est un dramedy.

E

Ensemble Show : Appelée également série chorale. Série qui comporte plusieurs personnages principaux (et non plus un seul, comme à une époque), traités de façon (à peu près) égale, même si certains personnages tirent toujours leur épingle du jeu.

Épisode Bouclé : Ou Stand-alone. L’épisode a une histoire avec un début et une fin, pas besoin d’avoir vu celui d’avant ou de voir celui d’après. C’était la base des séries pendant de nombreuses années avant que les arcs narratifs émergent dans les années 80, avec l’arrivée de plus de chaines (donc plus de concurrence) et des téléspectateurs (issus du baby-boom et nés avec la télé) plus exigeants et plus difficiles à fidéliser.

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F

Fanfiction/Fanfic : Histoire originale écrite par un(e) fan en se servant de la mythologie d’une série. Bien que l’univers des fanfictions recelle de très bonnes choses (sur Xena et Angel, par exemple, 2 jeunes femmes ont tenté leur chance et envoyé leur fanfic qui a donné à chaque fois un épisode et leur a ouvert une carrière), vous pouvez être assuré(e)s de trouver des fanfictions à caractère sexuel pour n’importe quelle série, même entre des personnages qui ne s’y prêtent pas du tout (comme par exemple les choses très perturbantes qu’on peut lire sur les frères Winchester de Supernatural). Et bien sûr, il y a Cinquante nuances de Grey qui est une fanfiction de Twilight (la littérature a tenté de se suicider après ça).

FCC : Pour Federal Communications Commission. Créée en 1936, cette commission fédérale américaine joue un peu les arbitres, et est chargée de réguler les télécommunications et les médias. Comme, aux États-Unis, la télé et la radio sont des entreprises privées, motivées uniquement par le profit et stimulées par la concurrence, la commission a servi dans ses premiers temps à poser des règles pour que ça ne devienne pas un bordel sans nom, et que les plus gros ne bouffent pas les plus petits (une société est limitée dans le nombre de stations de télé qu’elle peut posséder par exemple). La FCC a aussi, en 2017, voté contre la neutralité du net.

Fenêtre : Période, déterminée à l’avance lors de l’acquisition d’une série (acquisition qui ne dure qu’un certain temps, les séries ne sont pas achetées, elles sont « louées » pour un nombre d’années et un nombre de diffusions définis), pendant laquelle cette série sera exploitée d’une façon ou d’une autre (diffusion, sortie en DVD, rediffusion, etc.) 

Feuilleton : Série avec des épisodes qui se suivent, dont l’intrigue d’un épisode fait suite à celui d’avant. Regarder, par exemple,un feuilleton comme 24H Chrono dans le désordre serait pour le moins audacieux, voire complétement con. 

Formula Show : Série dont le concept de base reste identique à chaque épisode, comme les épisodes de New York Police Judiciaire (une partie enquête, une partie procès) ou Les Experts (la scrutation intense de CHAQUE indice avant de le poser dans divers endroits ou positions fait partie de la formule du show).

Horatio Caine et ses lunettes dans Les experts : Miami

La maltraitance subie par les lunettes d’Horatio Caine peut rentrer dans la définition du formula show pour Les experts : Miami; les pauvres (via CSI Fandom)

Franchise : Série qui marche tellement bien qu’elle donne de nouvelles séries dont le concept est plus ou moins identique, juste sur la base de son nom. Les exemples les plus marquants sont les Law & Order et Star Trek (mais on peut aussi compter Les Experts et NCIS).

Friday Night Death Slot : Case de diffusion hyper casse gueule pour tout ce qui y passe. Le vendredi est le jour (ou plutôt soir) traditionnel où les américains sont de sortie et où les films sortent en salle donc il y a très peu de monde devant la télévision. Joss Whedon (créateur de Buffy) a tout de suite su que c’était mort pour sa série Dollhouse, quand elle a été bougée au vendredi soir. 

G

Gimmick : Élément qui revient dans chaque épisode d’une série, et qui en devient la « marque de fabrique ». Ça peut être un élément visuel, sonore (le tin tin de New York Police Judiciaire), ou faire partie du scénario. Il y a beaucoup de gimmicks célèbres comme la Peugeot 403 de Columbo, la chemise boutonnée jusqu’en haut de Monk, le plat de pâtes chez les Soprano.

Graveyard Slot : Petit nom donné à la case du  samedi soir. Graveyard veut dire cimetière, donc c’est juste un cran en dessus du friday night death slot.

Guest-Star : Personnalité connue du petit ou grand écran qui joue un rôle dans un épisode (parfois plus) d’une série, la plupart du temps pour booster l’audimat. Attention, spoiler : dans les séries policières, c’est souvent la guest-star qui est coupable.

H

Hiatus : À la télévision américaine, le hiatus est une pause dans la diffusion d’une série qui peut aller de plusieurs semaines à plusieurs années. Certains hiatus sont planifiés, par exemple pour q’une saison dure plus longtemps et amène à la saison suivante, ou pour réserver des épisodes pour les SWEEPS (périodes de relevé d’audiences qui servent aux Networks à déterminer leur budget pub). Les hiatus sont souvent pendant la période des fêtes de Noël (à partir de Thanksgiving, qui est le dernier jeudi de novembre jusqu’au Superbowl en janvier) et pendant l’été. Les play-off de la Major League de Base-ball en octobre ou les jeux olympiques d’hiver par exemple peuvent aussi causer un hiatus. Ce qui explique l’épisode spécial de Noël, qui est finalement le seul pendant plusieurs semaines. L’épisode diffusé en dernier avant la pause de Noël est habituellement appelé le midseason finale ou winter finale.
Un hiatus peut aussi être imposé à une série avant qu’elle ne soit annulée, pour tester un peu comment l’audience réagit si elle est remplacée par une autre série (comparaison des audiences), mettre la pression sur la production pour qu’ils rectifient le tir, etc.
D’autres raisons, exceptionnelles ou tragiques peuvent imposer un hiatus à une série comme la grève des scénaristes de 2007-2008, ou la mort de John Ritter, acteur principal de Touche Pas A Mes Filles. Au Japon, la série animée Pokémon a été interrompue pendant plusieurs mois, à cause de l’épisode 38 de la première saison qui a provoqué à sa diffusion en 1997, une vague de crises d’épilepsie, conduisant 685 enfants à l’hôpital. Cette attaque de pokémons dans ton salon est appelée « Pokémon Shock ». L’épisode n’a jamais été diffusé en France. Un épisode culte, donc.

Images bleue et rouge qui ont clignoté plus de 100 fois en 4 secondes dans un épisode de Pokémon

100 flashs de bleu et de rouge en même pas 5 secondes, quelle bonne idée (via KSIGlobal.com)

 

I

Incidentale (Musique) : Musique présente tout au long d’un épisode. Peut être omniprésente et péniiiiiible comme dans X-Files ou Smallville ou plus discrète comme dans beaucoup de séries qui ne sont pas X-Files ou Smallville.

Indice Nielsen : Indice de l’audimat aux États-Unis, réalisée par l’Institut Nielsen. Il sert notamment à déterminer les prix des spots de pubs.

J

Jumping The Shark : Expression qui vient d’un épisode de Happy days où Fonzie saute à skis nautiques au-dessus d’un requin,ce qui n’allait pas vraiment avec son personnage de motard. Par extension, désigne une série qui a été trop loin dans le ridicule, ou qui a recours à des ressorts grossiers, voire outranciers pour garder l’intérêt du public. Exemple : Bobby Ewing qui revient dans Dallas, après une saison entière où il est censé être mort, est expliqué par le fait que sa femme Pamela a tout rêvé. À noter que l’ensemble de la prestation de David Caruso, en tant qu’Horatio Caine dans Les experts : Miami n’est PAS un Jump the shark. 

K

Korea Novela : Ou K-Dramas. Ce sont les séries de Corée du Sud qui gagnent chaque année en popularité. 

Krimi : Diminutif de Kriminalroman pour roman policier en allemand et petit nom donné aux séries policières dans le pays. Il y a eu une évolution dans les krimis, passant de ceux à l’ancienne comme Derrick où les seules cascades étaient de descendre un escalier, aux plus récents krimis avec des séries comme Alerte Cobra avec des voitures qui font 120 tonneaux et des murs en brique qui explosent.

L

Legal Drama : Série judiciaire mais en anglais.

M

Majors : Maisons de production qui, pour les séries, ont, la plupart du temps, des départements TV rattachés aux grands studios hollywoodiens comme 20th Century Fox, la Paramount ou la Warner. 

Merchandising : Concept (ultra malin quand on veut faire de l’argent) qui consiste à vous refourguer (à prix souvent élevés) tout ce qui peut se décliner comme produits dérivés d’une série. Des verres aux posters, aux vêtements en passant par les magnets (et surtout les Pop Head), tout est bon à vendre. Zorro (1957) est la première série à avoir eu des produits dérivés.

Coffret bougie et parfum de la série Plus belle la vie

Une bougie ET un parfum? Hiiiiiiii, merci Plus belle la vie! (via Syrock.com)

Mini-Série : Série avec un nombre limité d’épisodes et une histoire conclue. Généralement les budgets sont plus conséquents sur une mini-série, genre qui fut très populaire en France à une époque, avec principalement des adaptations de romans historiques comme Le comte de Monte-Cristo de 1979 (co-production franco-italo-allemande).

Mobisodes : Épisodes de télévision (le nom est à la base une marque déposée de la FOX Corporation) condensés en quelques secondes ou minutes pour être regardés sur un smartphone. S’étend à d’autres contenus spécifiquement faits pour ce média.

Mockumentary : Genre qui reprend et parodie les codes du documentaire pour sa narration (marche aussi pour les films). S’est développé assez récemment dans l’histoire des séries, le premier exemple vraiment notable étant The office (la version d’origine, qui est anglaise) qui date de 2001, et on peut citer aussi Arrested Development, Modern Family, Parks and Recreation, Trial & Error, et Les Invincibles.

N

Networks : Grands réseaux nationaux de télé aux États-Unis, chaines hertziennes et gratuites. Il existe 5 grands networks : ABC, CBS, NBC, FOX et The CW (fusion en 2006 de WB et UPN). Ces 5 « maisons mères » s’appuient sur leur réseau de stations télé locales disséminées sur tout le territoire pour diffuser les mêmes programmes. Ces maisons mères sont en charge de financer la production d’émissions, de séries, de jeux dont elle définira également la programmation, et décidera des grilles de programmes.

O

Output Deal : Accord passé entre une chaîne et une boite de prod/un distributeur, où la chaîne s’engage à acheter, sur plusieurs années, un certain nombre d’heures de séries annuellement. Même si certaines années le distributeur n’a pas des séries hyper intéressantes, il faut acheter, mais la chaîne a la première exclusivité sur les nouveautés (sauf celles qui bénéficient déjà d’un deal avec une autre chaîne). Les chaines acquièrent aussi des nouveautés qui n’ont pas beaucoup d’avenir, pour ne pas avoir trop de saisons en stock et ne pas manquer de place en cas de nouveauté à succès.

P

Package Deal : Pratique commerciale entre une boite de prod (ou un distributeur) et une chaine généralement. La chaine qui veut une série (à succès ou à fort potentiel) devra acheter en plus d’autres séries du catalogue de la maison de production mais à un prix très concurrentiel. Ça permet de remplir les stocks et d’avoir la série recherchée (et à la boite de prod de vendre des trucs qui prennent la poussière).

Pilot Season : Période cruciale pour les actrices, acteurs, scénaristes, etc. pour trouver un rôle, une place, parce que quand tous les rôles ont été distribués et les embauches ont été faites pour les pilotes d’une année, il n’y a plus rien et il faut attendre la saison suivante, le mieux étant de trouver un pilote qui se transforme en série (ce qui est loin d’être gagné).

Pilote : Premier épisode d’une série, qui pose toutes les bases des épisodes suivants en terme d’identité visuelle, de mise en scène, de rythme, d’effets spéciaux, etc. Il suit un cahier des charges bien précis qui sera reprit dans tous les épisodes suivants. Le pilote est là également pour présenter les personnages et mettre en place une (ou des) intrigue, et le tout doit être suffisamment intéressant et ouvert pour permettre une suite. 

Placement Produit : Quand on voit la marque d’un produit utilisé par un personnage dans un épisode, c’est du placement produit. Cette technique, plus ou moins discrète (le placement produit de la Ford dans Fringe peut être sobrement qualifié d’outrancier), est destinée à contrecarrer les nouvelles façons de regarder les séries et les films (streaming, replay, VOD) qui font que les téléspectateurs évitent les pubs. À noter qu’Horatio Caine qui a l’air con avec ses lunettes n’est PAS un placement produit. On distingue 2 sortes de placements produit : le placement passif qui a recours aux simples prises de vue et le placement intégré qui doit parler d’au moins une des caractéristiques du produit.

Deux personnages qui discutent devant un distributeur de boissons Red bull

Bon, là, ça va, c’est discret (via Mindprober.com)

 

Post-Production : Période qui suit la fin du tournage en lui-même. Les images vont ensuite subir un montage, l’addition de la musique (incidentale ou pas), éventuellement des effets spéciaux, des dialogues qui doivent être rajoutés (tous les dialogues enregistrés sur la plage dans Lost ont dû être réenregistrés en studio, le bruit du vent et de la mer rendant la capture son impossible), l’ajout des génériques de début et fin.

Prequel : Série (ou épisode) dont l’action se passe avant la série d’où elle est dérivée (Fear The Walking Dead, Better Call Saul), ou même de l’univers déjà développé dans des films ou séries (Smallville pour Loïs & Clark et tous les Superman). Terme qui s’applique aussi aux films et aux jeux vidéo.

Previously : Terme mythique, équivalent de notre « précédemment » bien français, le previously était, à une époque, annoncé de façon tonitruante par une voix masculine grave et sérieuse (et qui semblait en colère pour on ne sait quelle raison). Le style s’est assoupli au fil des années (peut-être à cause de trop de crises cardiaques) et le previously est annoncé plus calmement et souvent par différents membres du casting selon les épisodes.

Prime-time : Case horaire de soirée (en France, c’était à partir de 20h30 après le traditionnel journal de 20h, maintenant à partir de 21h, après les traditionnelles conneries qui servent à placer des marques et probablement bientôt en exclusivité à partir de 22h). Aux États-Unis, les séries sont diffusées le soir par paquets, c’est-à-dire, la case de 20h à 21h est réservée aux sitcoms ou programmes visibles par toute la famille, la case 21h-22h à des séries un peu plus adultes, et de 22h à 23h c’est pour les dramas adultes niveau ++, les trucs un peu plus violents et/ou gore. Les horaires de prime-time diffèrent également selon les régions des États-Unis, dans certaines, ils commencent à 19h et se termine à 22h.

Q

Quality TV : Expression développée par les critiques de la télé américaine et qui s’applique aux séries qui sont d’une qualité supérieure en terme de production, de réalisation, des thèmes abordés, etc. Faisant irruption sur les écrans dans les années 80 avec par exemple Capitaine Furillo (Hill Street Blues), de nombreuses séries ont par la suite mérité ce terme, comme Six Feet Under ou Les Sopranos.

R

Reboot : Affaire de sous qui joue sur la nostalgie (et qui donc peut rapporter des sous) et qui doit contenir aussi du manque d’idées originales et une frilosité à investir dans de nouveaux projets, le concept est de prendre une vieille série et de la refaire avec des nouveaux gens (Magnum sans moustache et sans Ferrari), en modernisant la série d’origine (MacGyver qui nous prend pour des débiles à montrer le mot des choses qu’il prend quand il fait un truc) et en dépoussiérant les propos (parfois un peu trop, voir la social justice warrior de la nouvelle version de Charmed, qui devrait être giflée à peu près à chaque fois qu’elle ouvre la bouche). 

Réunion (Téléfilm) : Téléfilms réalisés à partir de séries qui ont été arrêtées quelques années plus tôt, avec le casting d’origine (le procédé est aussi parfois utilisé pour savoir si, en fonction des audiences, ça vaut le coup ou pas de relancer la série), soit parce que c’est sympa, ça joue sur la nostalgie des téléspectateurs (et donc ça génère des revenus publicitaires), soit pour finir des histoires abruptement non terminées à cause de l’annulation de la série (et donc ça génère des revenus publicitaires). Perry Mason, La Croisère S’amuse, K 2000, Cagney et Lacey, Docteur Quinn, Arabesque, Le Caméléon (dont on attend toujours le troisième), Alerte à Malibu, entre autres, ont eu des reunion movies. L’homme qui valait 3 milliards et Super Jaimie ont réuni les 2 séries dans un film, les derniers épisodes de La Petite Maison Dans La Prairie qu’on nous a présenté comme des épisodes lambda étaient en fait 3 reunion movies pour terminer les différentes histoires (c’est là qu’ils détruisent, et pour de vrai, les bâtiments de la ville), remontés en 6 épisodes en France. Plus récemment, Downtown Abbey se paye le luxe de faire 2 reunion movie diffusé au cinéma (toujours la classe ces anglais).

S

SAG Awards : Récompenses remises par le Screen Actors Guild, le syndicat des acteurs de cinéma et de télévision (en gros c’est des gens qui se félicitent entre eux).

Saga Sell : Montage d’extraits provenant d’épisodes précédents, qui est diffusé avant le générique de l’épisode en cours, généralement accompagné d’une grosse voix américaine limite menaçante qui annonce « Previously on » (même si ça s’est calmé depuis quelques temps). En français, la voix est plus calme (avec des accès de neurasthénie parfois).

Saison : Épisodes d’une série compris dans une période donnée  (on dira par exemple : « La saison 8 de Dexter, diffusée en 2013, était toute pourrie. Qui a fait ça? »). Dans les années 60, ça ne rigolait pas, une saison pouvait aller jusqu’à 35 épisodes. Bonanza a passé ses 10 premières saisons entre 30 et 34 épisodes par saison, et de la saison 11 à la dernière, la 14, ils ont joué petit bras, avec des saisons entre 16 et 28 épisodes. La troisième saison de La Quatrième Dimension se hisse à 37 épisodes (format 22 min). La cadence a quand même baissé, avec des saisons se situant plus dans les 22/24 épisodes pendant quelques décennies jusqu’aux années 2010 où le nombre d’épisodes chute sensiblement (13 voire 6 épisodes). 

Screenings : Période où les distributeurs proposent leurs séries à l’achat. Les acheteurs des télés du monde entier sont invités dans les studios des distributeurs pour découvrir les pilotes (et se faire offrir des cadeaux). La concurrence est assez raide, certains représentants de chaîne ne souhaitant pas en croiser d’autres pour ne pas dévoiler leurs intérêts.

Screwball : Type de comédie très répandu dans les années 30 à 50, qui implique 2 amoureux qui se chamaillent constamment, avec des répliques qui fusent des 2 côtés, pleines d’esprit et de sous-entendus. Clair de Lune (1985) est un bel hommage au genre.

Season Finale : Dernier épisode d’une saison.

Season Premiere : Premier épisode d’une série ou d’une saison.

Serial : Films à suites, diffusés pendant plusieurs semaines dans un cinéma, ce format a fait les beaux jours de l’industrie cinématographique américaine de la première moitié du 20ème siècle. Ces films étaient adaptés de romans-feuilletons et avaient un maousse cliffhanger à la fin pour faire revenir le public la semaine d’après. Les budgets étaient assez bas, il n’y avait pas de stars ou de gros efforts sur la mise en scène (un film était tourné en 1 ou 2 mois) mais le but n’était pas de faire de grandes œuvres, plutôt de divertir le public.

Series Finale : Dernier épisode d’une série.

Shortcom : Programme cours, qui dure seulement quelques minutes, et qui est un genre qui marche (très) bien en France, mais n’est quand même pas un gros carton dans les autres pays (même si Caméra Café a été vendu sur tous les continents). Un Gars, Une Fille (adaptée de la version canadienne) est la première de son genre, en France, en 1999, et le genre a pris ses titres de noblesse avec Kaamelott, passant de sketches sans vraiment de liens à une histoire très travaillée.

Show : Nom qu’on utilise parfois en France pour désigner une série, mais qui aux États-Unis désigne un peu tout et n’importe quoi (série, film, émission, jeu télévisé, etc.).

Showrunner : Sorte de couteau suisse de la télévision le showrunner est généralement le producteur exécutif et/ou créateur de la série (et/ou scénariste) qui a le pouvoir décisionnaire sur beaucoup d’aspects de la série, voire tous.

Sitcom : Série comique (contraction de Situation et Comedy) qui exploite autant les dialogues que le visuel et dont les codes empruntent pratiquement tout au théâtre : l’action se déroule la majorité du temps dans une seule pièce (ou presque) qui a 3 points d’entrée (l’entrée, la cuisine, la chambre souvent), et le décor fait face au public (la plupart des sitcoms sont vraiment tournées devant un public).

Slapstick : Forme d’humour qui s’appuie sur une utilisation excessive et exagérée de la violence.

Soap : Format particulier de série, le soap, feuilleton télévisuel de journée (héritier direct des feuilletons radiophoniques), destiné en premier à la ménagère de moins de 50 ans est tourné rapidement (ça se voit), dans peu de décors (les soaps sont faits pour être écoutés, en faisant autre chose, plus que regardés) et est diffusé toute l’année sans interruption, ce qui donne cette impression tenace d’intrigues qui se développent sur des millénaires.

Les soaps c’est aussi un suspense insoutenable (via Giphy.com)

Spin-Off : Série issue d’une autre série, aussi appelée série dérivée (mais qui peut aussi être issue d’un programme, Les Simpson, par exemple, est un spin-off de The Tracey Ullman Show, un des shows propres à l’Amérique, qui contenait des sketches, des chansons etc). Parfois on prend un personnage principal ou secondaire d’une série pour en faire une autre, par exemple  Friends et son spin-off Joey (avec un changement de personnalité pas du tout crédible à la clé), Xena, La Guerrière, spin-off de Hercule, Angel, spin-off de Buffy. Pour ne pas trop s’emmerder, on peut aussi introduire un ou des personnages dans l’épisode d’une série pour présenter des personnages qui ont déjà le spin-off qui les attend (ex : NCIS, le spin-off de JAG). A noter que des séries comme NCIS ou Xena ont défoncé les scores d’audience de leur série d’origine (et rapidement en plus). Ca marche aussi pour les séries d’animation, Daria est le spin-off de Beavis and Butt-head. Et n’oublions pas la France, Hélène Et Les Garçons est un spin-off de Premiers Baisers, qui était un spin-off de Salut Les Musclés (en fait, si, on peut oublier ça). 

Split-Screen : Concept de l’écran partagé en 2 images (ou plus), pour suivre simultanément 2 actions différentes (ou montrer des points de vue différents d’une même scène) , pas du tout « inventé » par 24h Chrono, ça existait bien avant, par exemple dans Columbo, l’épisode Édition Tragique (3X05) qui date de 1974, il y a plusieurs split-screen, allant jusqu’à 3 en même temps. Des films aussi utilisent ce procédé. Dans un des plus anciens ont peut citer L’étrangleur De Boston (1975) avec Tony Curtis (qui avait dû se grimer pour passer l’audition parce que les producteurs du film n’étaient pas convaincus qu’un bel homme puisse jouer un « monstre »). 

Sponsors : Annonceurs pub, initialement présents dans les émissions de radio des années 40 et qui se sont ensuite greffés sur les émissions de télé, dans les années 50/60. A cette époque là, une série avait un sponsor unique (voire deux), sponsor qui avait beaucoup de pouvoir sur la série puisqu’il ramenait l’argent (certaines émissions avaient même le nom du sponsor dans le titre). Dans The Adventures Of Ozzie And Harriet (1952) un sponsor voulait des scènes se passant dans la cuisine pour pouvoir montrer ses produits, dans La Quatrième Dimension (1959), à partir d’un moment on voit toujours Rod Serling avec une cigarette à la main (à voir aussi dans les séquences de fin, inédites en France mais disponibles dans l’intégrale DVD), parce que le sponsor qui distribuait les cigarettes Pall-Mall avait insisté pour qu’on le voit tout le temps avec une clope à la main.
Le sponsor était aussi une bonne façon pour les marques de faire de la pub à la télé, parce qu’à cette époque il n’était pas techniquement possible d’intégrer des pubs dans un épisode. 

Stand-Alone : Ou épisode bouclé. Épisode d’une série feuilletonesque qui n’a aucun rapport avec la choucroute le sujet principal et est indépendant de la trame principale. L’épisode a un début et une fin. 

Stockshot : Images d’archives provenant de différents médias (film, série, documentaire, reportages, etc.) utilisées dans un épisode (s’applique aussi aux films). Les stockshots sont assez faciles à repérer vu que la qualité de l’image change tout à coup (pouf) en plus d’un son souvent inadéquat. Les stockshots peuvent être aussi des images d’épisodes précédents de la même série, procédé très largement utilisé dans les derniers moments de Supercopter pour réduire les coûts.

Stratégie Du Hamac : Aussi appelée Hammocking, c’est une ruse de sioux,  qui consiste à diffuser une série pas ou peu connue entre deux séries bien consolidées en audience pour drainer du public. Aux USA, les séries en prime-time sont diffusées par paquets, c’est-à-dire en blocs de séries différentes à la suite, chaque semaine.

Syndication : Le marché de la syndication, aux États-Unis, est, en fait, une pratique où les stations de télé indépendantes (non affiliées aux grands Networks) rachètent des séries après leur première diffusion pour les rediffuser (c’est en fait acheter le droit de reproduire ou diffuser du contenu) et c’est leur principale façon de remplir leurs grilles (en plus d’acheter des jeux et des talk-show souvent créés spécifiquement pour ce marché). Une série entre sur le marché de la syndication quand elle a atteint les 100 épisodes, elle est alors rentable pour être vendue et rediffusée. Plusieurs stations indépendantes peuvent aussi s’associer pour produire des séries originales qui seront directement vendues en syndication, c’est le cas par exemple de Xena, La GuerrièreAlerte A Malibu ou Star Trek : Deep Space Nine et Next Generation.
La syndication est un procédé qui vient de la presse, où les grands organes, créateurs et diffuseurs de contenu le revendaient aux journaux locaux.

Syndrome Clair De Lune : Syndrome qui touche toutes les séries dont les 2 personnages principaux pourraient former un couple potentiellement romantique (ils sont beaux, ils s’entendent bien, ils s’envoient des vannes). Au fil des saisons, le suspense devient insoutenable, vont-ils copuler ou pas? (avec une tendance à éclipser le reste de l’histoire). Quand ils copulent, les audiences s’effondrent, le public déserte. Exactement ce qui est arrivé de façon dramatique à Clair de Lune. Peut également arriver pour des séries où on attend LA révélation, comme pour Ellen, la série d’Ellen DeGeneres dont les audiences se sont fracassées dès qu’elle a dit dans un épisode qu’elle était lesbienne. 

Syndrome Du Cousin Oliver :  Pratique malhonnête qui se résume, le plus souvent dans une sitcom familiale, à rajouter un gamin, catapulté là sous des prétextes hautement fallacieux, quand les enfants déjà présents sont devenus trop grands pour être « mignons » et « drôles » (autant de termes discutables quand appliqués à des enfants). La technique sert à faire remonter les audiences mais la plupart du temps, ça foire. Le cousin Oliver a donc débarqué dans la série The brady bunch (inédite en France) qui tentait péniblement d’atteindre le centième épisode et quand ça n’a pas fonctionné, le gosse a été accusé de tous les maux (alors qu’il n’est resté que 5 épisodes, mais bon il était insupportable).  Dans les exemples notables il y a Leonardo DiCaprio qui a été le cousin Oliver de la série Quoi De Neuf Docteur? et la petite cousine Olivia dans le Cosby show qui était jouée par l’actrice Raven-Symoné qui reviendra plus tard dans Phénoméne Raven.

La petite Olivia dans Le Cosby show

Ca se voit pas là, mais elle était insupportable dans le Cosby show (via Pinterest)

SWEEPS : Périodes de l’année (novembre, février et mai) où l’institut Nielsen fait ses relevés d’audience les plus précis, qui serviront de base à la négociation des tarifs des spots de pub. Autant dire que les épisodes diffusés sur ces périodes en font des tonnes dans les intrigues, les effets spéciaux, le recrutement de guest-star à la pelle industrielle et les révélations chocs; si un seul épisode a des guests prestigieuses, 24 rebondissements et des scènes d’action qui décollent le papier peint, il a certainement été diffusé pendant une période de SWEEP. Ces épisodes sont prévus dès le début de la saison par la production. SWEEP veut dire balayer et se rapporte aux « journaux » que les sondés recevaient de l’institut Nielsen et qu’ils devaient remplir et qui « balayaient » tout le territoire américain.

T

Table Read : Réunion, principalement entre les scénaristes, les comédiens et les réalisateurs pour lire le script et aussi les dialogues, à voix haute, pour voir si les répliques fonctionnent bien, si les scènes s’enchaînent bien. C’est l’occasion de faire des rectifications et d’éventuels changements.

Teaser : Séquence pré-générique d’un épisode qui peut comporter les célèbres « Previously On » (avec les enceintes qui tremblent) et/ou une scène accrocheuse pour garder les téléspectateurs devant l’écran (une coupure pub peut se glisser juste après le générique aux États-Unis (c’est concept) et/ou des scènes de l’épisode à venir comme dans Mission impossible ou Cosmos 1999.

Teen Drama : Des teens et du drama donc.

Donna dans Beverly Hills

Là, tout ce qui est à l’image est dramatique (via 90210, stupid!!!)

Telenarconovela : Des telenovelas avec des narcotrafiquants (ce qui semble bizarrement très intéressant à regarder, un soir de déprime).

Telenovela : Genre qui a ses propres codes, proches des soaps opera, mais qui est originaire des pays d’Amérique latine et est l’héritier des feuilletons radios et des fotos-novelas. La plupart des telenovelas sont produites en Amérique du sud, mais d’autres sont produites, en espagnol, aux États-Unis directement pour le marché américain. Les telenovelas ont, contrairement aux soaps, une fin, généralement après une seule saison, à raison d’un épisode par jour, toute l’année. Ce genre a beaucoup de mal à s’imposer dans d’autres pays, en France par exemple (même si les références à la France sont légions), où les telenovelas ne sont pas aidées par des doublages consternants (voir Amour océan par exemple).

TIVO : Enregistreur numérique possédant un disque dur, avec, en plus, la liste de tous les programmes, et qui permet de zapper les pubs. TIVO est rentré dans le langage courant aux États-Unis.

To Be Continued : Texte apposé à la fin d’un épisode qui se termine sur une scène saisissante de suspense (le héros n’est retenu au bord d’une fenêtre que par un cure-dent, l’héroïne n’a plus de freins dans sa voiture alors qu’elle va prendre un virage à 240 degrés).  

Tokusatsu : Contraction de Tokushu et satsuei, qui signifie effets spéciaux et qui regroupe toutes les productions de cinéma, vidéo et séries avec des super-héros et des gros effets spéciaux qui piquent la rétine. Le genre s’est développé après le premier Godzilla de 1954 (qui était fortement inspiré de King-Kong).

Tone Meeting : Réunion entre les acteurs et les scénaristes pour décider du ton à donner aux différentes répliques et voir comment elles sonnent entre elles.

U

Upfronts : Période pendant laquelle les différents networks annoncent leur grille de rentrée, donc les nouvelles séries à être diffusées et les séries annulées. Les annonces se font lors de grosses soirées avec défilé de stars du petit écran et autres personnalités. Ces shows sont surtout destinés, pour les diffuseurs, à séduire les annonceurs pubs, et à les persuader d’investir leur budget sur une chaîne plutôt qu’une autre. Grâce à ces méga soirées, les networks peuvent vendre jusqu’à 80% de leur espace pub sur une année.

V

V.I. : Version Internationale, c’est-à-dire avec uniquement la musique et les bruitages, ce qui permet le doublage par la suite.

V.O.D. : Vidéo à la demande. Pour les séries, ça sert surtout à voir un épisode qu’on a loupé ou à regarder le premier épisode pour tester le produit.

V.M. : Version Multilingue, procédé où on peut choisir de regarder la série (ou autre film) en V.O.ST ou VF. A pu se développer avec le numérique, mais est très coûteux. Les sous-titres (pour les diffusions télés ou les DVD) sont payés par la chaîne.

W

Walk And Talk : Expression née de la série A La Maison Blanche, qui a démocratisé ces longs plans séquences avec différents personnages qui discutent en marchant.

Webisode : Épisodes destinés à être diffusés sur le web. De plus en plus de séries tournent ces shortcoms, qui sont un complément à la trame principale. Il y a aussi les web-séries (voir ci-dessous)

Web-Série : Séries diffusées sur le web, elles étaient, à la base la marque de fabrique de productions semi-pro avec de faibles moyens, mais la pratique s’est démocratisée et professionnalisée, surtout grâce au succès de ce format auprès du jeune public. Childrens Hospital,  est une web-série parodique (children est déjà un pluriel, il n’ y a pas besoin de « s » à la fin), bricolée pendant la grève des scénaristes de 2008, qui a été ensuite diffusée par Adult Swim et a donné Medical Police sorti en 2020 sur Netflix.

Whodunit : Mot qui est une contraction de Who (has) done it (en gros : qui l’a fait) et qui désigne les romans ou séries pas forcément du genre policier où le principe est de trouver parmi tous les personnages qui est le coupable du meurtre de mamie (ou d’avoir piqué des Oreo dans le placard). Les romans d’Agatha Christie et Arabesque ou Inspecteur Barnaby par exemple sont des Whodunit. Si on lit ou regarde attentivement, on doit trouver le/la coupable avant la fin à l’aide d’indices subtils. Même si une mamie/un gendre/une maîtresse/le plombier se fait tuer à chaque fois, le genre est plutôt léger et teinté d’humour.

Jessica Fletcher qui répond au téléphone dans Arabesque

Les affaires reprennent pour Jessica (via Pinterest)

 

X

Y

Yaoi : Sous-genre de manga et d’anime qui s’intéresse aux relations sentimentales et sexuelles entre des personnages masculins, assez jeunes (l’autre appelation est Boy’s love).

Yuri : Sous-genre de manga et d’anime qui s’intéresse aux relations sentimentales et intimes entre femmes (ou jeunes femmes, le genre est appelé aussi Girls ‘Love), mais ne se traduit pas forcément par de l’homosexualité (puisque c’est bien connu, les femmes entre elles n’ont pas de relations sexuelles, juste des batailles de polochons). A noter que dans Sailor Moon, qui a des composantes Yuri, la version française a modifié plusieurs choses : la voix de Sailor Uranus est masculine quand elle est en civil, pour que ce soit moins flagrant qu’elle est en couple avec Sailor Neptune, et Haruka et Michiru sont très (très) amies, c’est tout, pas lesbiennes.

Z

Zapping : Changer de chaîne pour éviter de subir les publicités (un classique). Nous disons zapping pour un peu tout mais aux États-Unis plusieurs termes sont nés pour représenter différents comportements : le flipping sert à changer de chaines pour voir ce qu’il y a ailleurs, muting coupe le son, le zipping accèlère les pubs sur un enregistrement, le cruising est le fait d’aller d’une chaine à une autre quand on s’emmerde profond devant la vacuité sans fond de programmes insipides et raccoleurs. Et le switch-hitting consiste à zapper pour suivre 2 émissions à la fois.

Sources
  • Les Séries Télé, Alain Carrazé, éditions Hachette Pratique
  • Les Séries Télé Pour Les Nuls, Marjolaine Boutet, éditions First
  • Décoder Les Séries Télévisées, Sarah Sepulchre, éditions Deboeck
  • Dictionnaire Des Séries Télévisées, Nils C. Ahl et Benjamin Fau, éditions Philippe Rey
  • Hiatus sur Wikipedia (anglais)